Témoignage d'une famille d'accueil

Accueillir un enfant au sein de son foyer est une expérience qui tente de plus en plus de personnes. Si c'est votre cas et que vous appréhendez de sauter le pas, voici un témoignage qui devrait pouvoir vous aider.

Être une famille d'accueil, c’est avant tout donner assez d’amour aux enfants que l’on recueille chez soi. Ces derniers qui n’ont pas la chance de vivre avec leurs parents méritent de se sentir voulus. Pour ressentir cet amour parental dont ils sont privés, un cocon familial est le mieux adapté. C’est ainsi que mon mari Jaques et moi-même avons décidé de partager notre amour avec les enfants qui en ont besoin. Ensemble, nous avons décidé de devenir une famille d’accueil. Notre premier enfant était Cédric. Je m’appelle Roxanne et voici notre expérience en tant que parents.

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Un ange se cache dans tout enfant

Après toutes ses années, s’il y a une chose que j’ai comprise, c’est que chaque enfant est un ange sur terre. Cette leçon, je l’ai apprise de notre histoire avec Cédric. En effet, Cédric avait rejoint notre famille à l’âge de 4 ans. Au début, c’était temporaire, mais très vite, la situation avait changé et nous devrions le garder jusqu’à ce qu’il devienne majeur. À son arrivée, ce petit garçon présentait quelques traumatismes. Il avait déjà eu un passé trop lourd pour son jeune âge. Alors, en plus d’être hyperactif, il s’automutilait très souvent, se cognait, se mordait et se frappait la tête contre le mur. Les médecins lui avaient diagnostiqué auparavant un trouble de l’attachement.

Nous avons donc décidé de créer pour lui un cadre familial qui puisse l’aider. Comme tout enfant de son âge, Cédric avait besoin :

  • d’amour,
  • de patience,
  • de compréhension,
  • et surtout de stabilité.

Nous avons alors suivi le conseil de la psychothérapeute qui l’assistait pour ses troubles. Un cadre familial a été instauré pour lui permettre de se sentir mieux. Avec les traitements qu’il suivait, il a arrêté de s’automutiler et s’est fait beaucoup d’amis par la suite.

Savoir poser les limites et enseigner le sens de la responsabilité

En grandissant, Cédric restait toujours impulsif. Un jour, sous l’effet de la colère, alors qu’il avait 14 ans, il porta la main sur moi. Tel qu’il est indiqué dans les règles pour famille d’accueil, je devais appeler la police. Une fois les agents venus le chercher, j’avais remarqué qu’il pleurait. Je voyais dans ses yeux qu’il regrettait déjà son geste.

À son retour, nous avons eu une très longue discussion. Avec les conseils de la psychologue, je lui fis prendre conscience des conséquences qui découlaient de chacun de ses actes. Il comprit alors que toutes réactions impulsives qu’il aurait à l’endroit d’autres personnes pouvaient avoir une fâcheuse suite pour laquelle il ne pourrait blâmer nul autre que lui-même. Après cet épisode, chaque fois que j’en avais l’occasion, je lui parlais de la responsabilité qu’il devait endosser pour chacun de ses actes. Il prit alors conscience et depuis, il est beaucoup moins impulsif.

Comme une vraie famille

Nous avons tous nos défauts et notre passé ne devrait pas nous empêcher de prétendre à un avenir meilleur. Avec Cédric, nous avons vécu beaucoup plus de bons moments que de mauvais. Aujourd’hui, il fait partie intégrante de notre famille. Nous lui donnons de l’amour et il nous le rend bien en retour. C’est un gentil jeune homme aujourd’hui et son passé est déjà derrière lui.

Cédric nous a permis de nous découvrir également, mais surtout, il nous a appris à être patients et à aimer sans condition. Les enfants ont besoin d’amour pour se révéler et devenir de meilleures personnes. Ce jeune garçon est la preuve que tout enfant porte un ange en lui. Avec lui, mon époux et moi avons vécu beaucoup d’expériences parentales. Ce qui a renforcé aujourd’hui notre désir d’accueillir encore plus d’enfants et de leur donner tout l’amour dont ils ont besoin.

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